7 en ciné : les films qu’il faut avoir vu cette année

Vous n’avez pas le temps d’aller au cinéma, entre les cours, le boulot, ou les enfants pour certains. J’ai pensé à vous (vu que je suis trèèès gentille),  j’ai donc listé les 7 films qu’il faut avoir vu cette année, histoire que vous rattrapiez votre retard (je suis gentille et en plus je fais des……

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N.W.A : Straight Outta Compton

NWA : straight outta compton est un film américain, réalisé par F. Gary Gray, et sorti en 2015

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Ne connaissant pas grand-chose au rap US (du moins ce qu’il faut), j’ai décidé d’aller le voir, histoire de m’en faire une idée. Le trouvant plutôt pas mal, j’ai voulu en faire une critique. CQFD mesdames et messieurs !

NWA est un groupe qui a marqué les esprits au sein du gangsta rap et qui a su s’élever musicalement parlant, influençant ainsi toute une génération. Vous connaissez Ice Cube ? Vous connaissez Dr.Dre ? mais connaissez-vous leur début ? Nwa, ce n’est pas seulement de la musique, c’est aussi la rencontre de cinq jeunes hommes au potentiel immense, possédant une vraie vision des choses.

Poussant au plus loin le réalisme du film, Gray varie entre le succès médiatique du groupe et les différents actes de violence qui se produisent à Los Angeles, notamment à Compton, d’où sont originaires les cinq jeunes artistes. Nwa n’est pas qu’un groupe de gosses qui cherchent à s’enrichir, mais bien des jeunes qui sont confrontés aux bavures de police, aux violences infligées par divers gangs, et à la drogue.

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Souvent montrés du doigt à cause des polémiques suscitées par leurs chansons, Nwa est considéré à ce jour comme un groupe réaliste, stigmatisant leur quotidien à travers des mélodies, qui sont aujourd’hui incontournables. Gray a également montré certaines tensions qui pesaient au sein du groupe, il nous a en quelque sorte offert l’envers du décor (comme c’est souvent le cas dans les biopic me direz-vous). Mais bien évidemment, il s’est focalisé sur Dr.Dre, Ice Cube, et Eazy-E, trois piliers importants et indispensables au groupe. Le réalisateur a donné un souffle fracassant et dévastateur au film, un goût de rébellion, et de provocation. Il a livré son œuvre aux spectateurs avec sincérité, et avec pour seul crédo « vous voulez savoir ce qu’est le hip-hop ? allez voir ce film. »

L’histoire n’offre pas réellement de morale, du moins il montre l’exemple en ouvrant la voie aux gens qui se cherchent, le film véhicule l’idée que si nous voulons quelque chose, il faut s’en donner les moyens. C’est exactement la devise que l’on pourrait attribuer à Nwa. Ce que j’ai également apprécié, c’est le parallèle entre l’histoire du groupe et certains évènements historiques (le passage à tabac de Rodney King en 1991, et les différentes émeutes qui en découlèrent par exemple). Gray n’a pas fait ça au hasard, Nwa se sentait concerné par toute cette actualité puant l’injustice et la violence gratuite, reflétant à certains moments notre société actuelle.

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Côté casting, Gray a fait du bon boulot: O’shea Jackson Jr. incarne un Ice Cube plus vrai que nature (normal c’est son père dans la vraie vie pour ceux qui ne seraient pas au courant !), et se donne à fond dans son rôle, il est très prometteur en tant qu’acteur, mais j’en attends plus de lui. Corey Hawkins interprète quant à lui Dr.Dre, rôle qui lui va comme un gant, et qui rend hommage à un des producteurs les plus rentables dans le milieu musical. Jason Mitchell joue le rôle du défunt Eazy-E, et incarne avec brio l’artiste aujourd’hui disparu. Très peu connu du grand écran, Mitchell est un acteur talentueux qu’il faut suivre de très près, je suis persuadée qu’il ira loin. Notamment, je tiens à saluer le retour en (grande) forme de Paul Giamatti (malgré son coup de vieux) qui incarne un parfait Jerry Heller, et qui nous prouve comme à son habitude qu’il est un très bon acteur.

Gray a réalisé un biopic des plus sincères, touchant par la même occasion un public assez large, et permettant aux plus jeunes d’entre nous de mieux connaître la culture US, mais surtout la culture hip-hop, qui donne à NWA le statut de groupe mythique, car oui sans eux tout ce que nous connaissons concernant le hip-hop n’existerait pas. J’attribue à ce film la très bonne note de 18/20, c’est amplement mérité.

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« si t’avais les moyens de changer les choses, tu le ferais ? »

Ant-Man

Ant-Man est un film américain réalisé par Peyton Reed, et sorti en 2015.

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« Ce n’est pas la taille qui compte » comme le dit si bien l’affiche du film, et ce n’est pas faux. Me voilà de retour avec une nouvelle critique.

Bien que Ant-Man ne soit pas le héros le plus célèbre de Marvel ni le plus charismatique, on se laisse vite emporter par l’intrigue et on s’attache également au personnage de Scott Lang, anti-héros au grand cœur, qui cherche sa rédemption sous les traits d’ant-man. Si le côté minimaliste du héros laisse à désirer et peut faire sourire, on se rend vite compte que Reed a tout mis en œuvre pour que cela ne soit pas ridiculisé (remercions au passage le langage scientifique qui donne au film pas mal de sérieux).

Mais le plus de ce film, c’est son casting, indéniablement. Paul Rudd plus badass et sexy que jamais incarne Scott Lang avec un naturel et une sincérité incroyable, il ne surjoue pas, et ne fait qu’un avec son personnage. Michael Douglas (qui a pris un sacré coup de vieux si je puis me permettre) incarne Hank Pym, mentor de Scott et créateur d’Ant-Man. Malgré l’âge, son jeu reste comme à son habitude excellent et indémodable. Bien évidemment ce duo masculin est édulcoré par une touche féminine assez sensuelle, celle de la très jolie (canon) Evangeline Lilly, qui une nouvelle fois nous fait profiter de sa plastique de rêve et de son adresse pour les arts martiaux. Son jeu est convaincant et naturel, un régal. Le grand super vilain du film est interprété par Corey Stoll, peu connu du grand public, il nous offre une prestation digne d’un psychopathe comme seul les films de super héros savent le faire, en bref une bonne prestation. Cependant, je ne vais pas m’attarder sur le reste du casting.

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Ant-Man est un film qui joue sur plusieurs tableaux, disons. Scott Lang se mêle aux autres super-héros de Marvel (dont les Avengers en l’occurrence, ce qui nous donne quelques jolies scènes humoristiques), il n’est pas le seul à « sauver le monde », d’autres personnes comme lui existent, il n’y a pas d’idée centriste, l’histoire ne se focalise pas que sur un seul héros. Ant-Man est un anti-héros (comme je l’ai écrit plus haut), il est déterminé, sait ce qu’il veut, et son but est de se racheter auprès de sa fille, il ne tombe pas dans le cliché du futur super héros qui se pose mille et une questions avant d’endosser son costume, non. Lui le fait, car il sait ce que tout cela va lui rapporter. On pourrait cependant reprocher au film, ou du moins à l’intrigue, ce manque d’investissement psychologique de la part de Scott; il ne se pose aucune questions, ne se demande pas si cela risque d’être dangereux, et que désormais il sera la proie de nombreux super vilains.. Espérons que Reed poussera la réflexion sur le nouveau statut de Scott dans les suites (s’il y en a!).

Le film offre quelques scènes qui tirent en longueur, scènes qui alourdissent le film alors qu’on pourrait aller directement à l’essentiel. Il y a aussi certaines tirades (celles de Michael Douglas concernant le nouveau statut de Scott sont solennel et ennuyeuses) qui produisent un effet patriotique et qui pourraient donner un nouveau titre au film tel que « Save the world and get a second chance », ce qui est un peu le crédo de Scott durant toute l’intrigue; trouver le salut de son âme en sauvant l’humanité. A part ces petits désagréments, le film nous en met plein la vue avec ses effets spéciaux, et l’intrigue se suit sans encombres et incohérences. Ce qui est intéressant également c’est le jeu de miroir que Reed met en place entre les différents personnages; Hope la fille de Pym renvoie à Cassie la fille de Scott, Darren Cross est l’alter-ego de Scott mais représente la jeunesse et l’ambition de Pym à son âge, et enfin par bien des côtés, Scott ressemble à Pym, son mentor.. mais ce n’est qu’une critique, donc je vais m’arrêter là !

En conclusion, à l’instar de Man of Steel ou d’Iron Man, Peyton Reed a voulu mettre en avant un anti-héros, un monsieur-tout-le-monde, capable de dévoiler son potentiel en enfilant un costume, chose qui prouve que c’était le côté humain du personnage qui intéressé le réalisateur. Je donne la jolie note de 15,5/20 au film, ce qui est mérité ! Allez le voir si ce n’est pas encore fait, et pour ceux qui l’ont vus et qui sont impatient de revoir le beau Paul Rudd sur grand écran (ce qui est mon cas), n’oubliez pas qu’il figure au casting du très attendu Civil War, qui sortira en France le 27 avril 2016.

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« Scott, je t’observe depuis un moment déjà, tu es différent. Ne prêtes pas attention à ce qui disent que tu ne vaux rien, dans la vie on a rarement droit à une seconde chance, je te conseille de bien y réfléchir. Voici l’occasion de mériter pleinement l’admiration de ta fille, de devenir le héros qu’elle voit déjà en toi.. il ne s’agit pas de sauver notre monde, mais de sauver le leur. Scott je veux que tu devienne Ant-Man ! » 

Avengers : L’ère d’Ultron

Avengers : l’ère d’Ultron est un film américain, réalisé par Joss Whedon, et sorti en 2015

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Je fais mon grand retour, avec une nouvelle critique. Je sais, vous m’avez manqué aussi.

Suite du très bon The Avengers, ce second opus est encore plus surprenant et divertissant. Même topo; un super vilain (une ordure carrément) sème le trouble en voulant détruire la terre, et nos super héros volent au secours de l’humanité toute entière, blablabla.. c’est vu et revu, mais ça fonctionne, et entre nous n’est-ce pas le but d’un film de ce genre ? A l’instar d’un premier volet qui faisait se rencontrer nos héros haut en couleur, cette suite offre aux personnages l’occasion de se questionner sur ce qu’ils font, et de se demander si la seule échappatoire possible à tout ça ne serait pas la mort, ou la fuite, pourquoi pas.

Bien que l’idée première de Whedon ne soit pas de faire un film à la psychologie profonde (non, les films de Super Héros ne sont pas pour autant un génocide culturel, bien au contraire, n’est-ce pas Iñárritu ?), l’idée est pourtant présente, et donne aux spectateurs l’impression que les vengeurs ont réussi à tomber le masque.

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Le film – qui dure deux longues heures – est un show à lui tout seul. Pour les amateurs d’effets spéciaux à couper le souffle, et de scènes de bagarre incroyable, vous serez suffisamment servis ! Outre le fait de ce spectacle immense, Avengers 2 c’est aussi de bons acteurs, qui se donnent à fond, et offrent à l’écran une prestation que l’on se doit d’apprécier. Chapeau bas à Jeremy Renner (qui interprète Hawkeye) qui prend de l’épaisseur dans ce second volet. Son personnage est mis en avant et c’est une bonne chose, cela nous permet de mieux le comprendre, mais aussi d’apprendre à mieux le connaître, lui qui faisait office de plante verte dans le premier opus (sans langue de bois).

En ce qui concerne le reste de l’équipe, ils sont inchangeables, quoique j’ai trouvé Chris Hemsworth plutôt effacé, certainement un moyen de mettre en avant des personnages qui semblent moins important. Cependant, nos héros ont accueillis de nouveaux membres; Quicksilver, Scarlet Witch (respectivement interprétés par Aaron Taylor-Johnson et Elizabeth Olsen, déjà réunis à l’écran dans Godzilla), et un troisième dont je tairai le nom, histoire de ne spoiler personne (allez voir ce film bande de feignants !).  Les prestations de Olsen et Johnson ne cassent pas des briques (surtout pour lui qui est quasi inexistant dans le film..), mais elles apportent une touche de fraicheur et de renouveau, et donne l’occasion aux Avengers de s’ouvrir en leur montrant qu’ils ne sont pas les seuls à posséder des qualités exceptionnelles.

En bref, Avengers : l’ère d’Ultron est un bon Marvel, qui obéit aux règles des films de super héros, mais qui répond surtout aux attentes de nombreux fans. Il obtient un 16,5/20, ce qui est pas mal. Un film à voir plus d’une fois.

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 » J’ai été conçu pour sauver le monde. Les humains contemplaient le ciel.. ils voyaient de l’espoir, c’est la première chose que je leur enlèverait ! »

Dracula Untold

Dracula Untold est un film américain, réalisé par Gary Shore, et sorti en 2014.

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Voici enfin ma critique, il était temps !

Comme certains ont aimé à le penser – ou le pensent encore – Dracula Untold n’est pas le remake du Dracula de Coppola.  Si vous préférez c’est un mélange du roman de Bram Stoker, ainsi que de quelques faits historiques. Alors les grands défenseurs de l’œuvre de Coppola, calmez vous et cessez d’aboyer.

Tout d’abord – et comme beaucoup de personnes – j’ai été assez sceptique, imaginant au départ (car oui je ne savais pas encore) que ce film ne serait qu’un énième remake de l’histoire du monstre le plus connu de tous les temps, mais non figurez-vous que c’est un reboot. Pour commencer, ce film dès son démarrage, nous plonge immédiatement dans le vif du sujet, nous épargnant – Dieu merci – des longueurs inutiles. Ainsi le film commence en nous présentant le personnage de Vlad Tepes (dit Vlad l’Empaleur), interprété par le très british et très charmant Luke Evans.  Shore n’a pas lésigné sur les moyens en termes de paysage; l’action se déroule en Transylvanie, la nature sauvage et sombre embaume le film, on est séduit par cette diversité qui s’offre devant nous, on aurait presque envie de se perdre à jamais là-dedans. Quoi qu’il en soit, le mythe est revisité de A à Z.

Bien que revisité, peut-être même amélioré et modifié, Dracula Untold ne tombe pas dans le piège du vampire romantique à la Edward Cullen. Certes, c’est avant tout un homme qui aime et se sacrifie pour sa famille (quitte à devenir un démon), mais toutefois il n’hésitera pas à damner certaines personnes (petit spoil) en les vampirisant, juste pour se venger, et par la même occasion il n’hésitera pas à renier Dieu en offrant son âme aux ténèbres, bref. Quoi qu’il en soit, Dracula Untold raconte la malheureuse histoire d’un homme devenu un vampire par sacrifice, et qui dit sacrifice, dit sang, et mort. Au-delà de l’histoire que tout le monde connaît (plus ou moins), Dracula Untold est un retour aux sources des origines de cette bête sanguinaire, d’où le titre (Dracula, l’histoire jamais racontée), ce qui nous permet malgré tout de changer notre regard vis à vis de cet anti-héros et ainsi de mieux comprendre ce choix fatal qui lui a coûté son âme.

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Bien que le film durant 1h30 joue d’effets spéciaux et de paysages à couper le souffle, il est servi et porté à l’écran , par des acteurs talentueux (même si certains sont encore méconnus chez nous). Nous retrouvons bien évidemment – comme je l’ai écrit plus haut – Luke Evans (Bard l’Archer dans Le Hobbit, ça vous dit quelque chose ?) qui nous offre une jolie performance en vampire sexy et troublant, mais ne croyait pas que son physique est son seul atout,  je vous conseille donc de suivre le reste de sa carrière, et de très près. Celle qui interprète sa jolie femme n’est autre que Sarah Gadon, avec son visage de satin et son sourire magnifique, elle en ferait craquer plus d’un, cependant j’en attends beaucoup plus d’elle, car dans ce film elle n’a joué que la femme apeurée et éplorée, pas de quoi en faire un éloge. Concernant le reste du casting, ça ne casse pas trois pattes à un canard, mais tous les acteurs présents ont très bien joué, cela donne de la force, de la solidité au film, ainsi que du réalisme. On s’y laisse facilement prendre.

En bref, Dracula Untold  a réussi le pari incroyable de mêler faits historiques et fantastique. Certes, ce n’est pas le film de l’année, mais c’est une œuvre qui fait preuve de passion, et d’une analyse profonde et intéressante sur la condition humaine, et sur ce que l’être humain est prêt à faire en terme de sacrifice. La question que l’on peut se poser est; qui est le véritable monstre dans tout ça ? Je vous laisse méditer là-dessus. J’attribue à ce film une note de 16/20, car j’ai su apprécier ce film et son histoire.

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Le monde n’a pas toujours besoin d’un héros il a parfois besoin d’un monstre

Gone Girl

Gone Girl est un film américain réalisé par David Fincher, adapté du roman de Gillian Flynn, et sorti en 2014.

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Mh, ce film était attendu comme le messie du cinéma américain, mais en y regardant de plus près – selon moi – crier au chef d’œuvre est un peu trop rapide.

Gone Girl c’est l’histoire banale d’une femme banale, qui disparaît, tout sauf banalement. A priori, rien de très compliqué pour les cinéphiles que nous sommes, mais en vérité c’est plus complexe que ça, voire tordu, et au final dès qu’on ressort de ce film, on se trouve tout à fait normal. Car oui, le point fort de cette œuvre, c’est tout simplement la psychologie des personnages, psychologie qui nous fait nous redresser sur notre siège pendant 2h45. Ce n’est pas un compliment, ni une critique, juste un fait. Comme n’importe quel thriller, le décor est bien mis en place, les personnages font bien réels, ne sonnent pas faux et ne sont pas bourrés de clichés, ce n’est pas ça qui intéresse Fincher vous vous en doutez bien.

Le film crée une tension, une sensation terrible pour le spectateur qui attend, se tourmente, et se demande ce qu’il va se passer, ou ce qui a bien pu se passer. On trépide d’impatience à chaque seconde durant les 40 premières minutes. Le rythme est lent, voire douloureux. Fincher a su jouer avec nos nerfs de manière incroyable, un bon moyen de nous tenir en haleine jusqu’à l’impossible dénouement. Malheureusement, au bout d’une demi-heure le twist apparaît en plein milieu du film, et nous laisse (surtout pour moi) un goût amer de trahison et de déchirure. Car oui, n’est pas thriller qui veut, c’est en réalité l’histoire d’une vengeance mal préparée, qui brise le film dans son envol.

GONE GIRL, from left: Ben Affleck, Rosamund Pike, 2014. ph: Merrick Morton/TM & copyright ©20th

Malgré cette coupure qui enlève toute sensation de jouissance aux spectateurs de savourer une fin digne d’un thriller, le film se centre sur les deux personnages principaux, qui jouent au chat et à la souris, et qui nous offre à nous l’envers du décor de ce soi-disant parfait petit couple américain. A ce moment-là, nous entrons dans une dimension psychotique, dimension qui correspond tout à fait aux personnages. Ils sont tous deux insatisfaits, comme le reste de cette petite ville, ou encore des médias qui s’acharnent sur cette affaire, sans en connaître la vérité, comme personne d’ailleurs. Il y a cependant deux grandes règles que l’histoire applique parfaitement; le jugement d’autrui, et le mensonge des personnes que l’on jugent.

C’est toute une mécanique que Fincher a emboité dans d’autres mécaniques plus compliquées les unes que les autres, et au final lorsqu’on apprend le pourquoi du comment on se demande si tout ce tapage médiatique dans le film était réellement nécessaire. La construction du film quant à elle, est très intéressante, notre cher réalisateur a reposé l’histoire et la mise en scène à l’aide de flash-back, de repérage, mais surtout il a conçu un film sur la dualité. C’est à dire que l’on voit la situation de Nick, et en parallèle, nous avons celle de Amy. De ce côté là, le film est niquel, mais le cadre de l’histoire déborde avec des longueurs inutiles, et des scènes qui ne font qu’ajouter un peu plus de mélo à ce semi-thriller.

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Bien évidemment ce qui fait l’essence même de Gone Girl c’est la prestation des acteurs. Je tiens à saluer les formidables interprétations des amants maudits que sont Ben Affleck (qui revient en force) et Rosamund Pike à l’écran, ils se sont donnés à fond et le résultat est exceptionnel, chapeau. Le reste du casting qui se compose de Tyler Perry, de Carrie Coon, ou encore de Neil Patrick Harris, est tout aussi subjuguant, chacun y a parfaitement sa place, tous les acteurs forment un puzzle complexe et solide qui s’emboîte à merveille.

En conclusion, Gone Girl est une jolie satire de la société américaine qui prône les apparences, le factice, et l’hypocrisie au profit de la vérité, et de l’identité individuelle. Malgré cela, le film n’a pas su me convaincre.. je lui donne donc la note de 12,5/20, dommage.

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Avez vous tué votre femme, Nick ?

7 adaptations à voir absolument

Madly, Girly, Geekly

Chers amis cinéphiles, je reviens aujourd’hui avec un tout nouvel article. Comme vous l’avez sûrement déjà deviné, je vais parler de ces livres qui ont été adaptés au cinéma récemment (ou alors très prochainement), et qu’il ne faut louper sous aucun prétexte.

1. Gone Girl

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Sorti il y a peu sur nos écrans, l’excellente adaptation de David Fincherest tiré en réalité du roman de Gillian Flynn, « Les Apparences ». Pour ceux qui auraient lu le livre mais qui n’ont pas encore été voir le film, je vous le conseille, vous ne serez pas déçus, ni par la prestation de Rosamund Pikeet de Ben Afflecken couple morose et étrange, ni par l’atmosphère quasi étouffante qui ambiance la trame de l’histoire durant deux bonnes longues heures.

2. Le Hobbit; la Bataille des cinq armées

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Le dernier film de la trilogie « Le Hobbit » de Peter Jackson, est attendu par…

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Critique, Le Labyrinthe

MLLE LATINO

le-labyrinthe-65267-250-400Quand Thomas reprend connaissance, sa mémoire est vide, seul son nom lui est familier… Il se retrouve entouré d’adolescents dans un lieu étrange, à l’ombre de murs infranchissables. Quatre portes gigantesques, qui se referment le soir, ouvrent sur un labyrinthe peuplé de monstres d’acier. Chaque nuit, le plan en est modifié. Thomas comprend qu’une terrible épreuve les attend tous. Comment s’échapper par le labyrinthe maudit sans risquer sa vie ? Si seulement il parvenait à exhumer les sombres secrets enfouis au plus profond de sa mémoire…

CRITIQUE

Oui, je suis assez bon publique en ce qui concerne les films dystopiques. J’avais adoré Hunger Games et l’excellent Divergente. J’ai donc adoré « Le Labyrinthe ».

Le film met tout de même beaucoup de temps à se mettre en place, un peu comme les deux cités plus haut. On apprend à connaître Thomas (Teen Wolf) ainsi que certains de ses compatriotes et…

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Martin Scorsese en 7 films

Madly, Girly, Geekly

Je reviens aujourd’hui chers amis cinéphiles, avec un article un peu différent. Non, ce n’est pas d’un acteur ou d’une actrice dont je vais vous parler mais bien d’un réalisateur que j’apprécie pour son brillant travail. Je parle bien évidemment de Martin Scorsese.

1. Taxi Driveren 1976

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Durant l’année 76, Scorsese – qui n’est plus un jeune premier – nous livre sur grand écran Taxi Driver, drame psychologique porté à l’écran par Robert De Niro (qui n’est pas non plus méconnu à cette époque là). Le film est un succès immense, et devient par la suite un grand classique du cinéma américain. L’importance de l’impact culturel, historique, et intemporel qu’a donné le film, fait encore de lui aujourd’hui un exemple souvent cité par de nombreuses personnalités du cinéma. Scorsese impose son style, ce qui donnera encore de très bonnes choses par la suite.

2. Raging Bullen 1980

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▲ Jour 44 : Les trilogies que je n’ai pas réussi à finir.

Virée dans l'espace | Blog d'humeurs et lifestyle

Coucou les kangourous!

Je ne suis pas une grande lectrice mais je m’intéresse souvent aux best-seller, ces livres qui font parler d’eux partout. Je me suis donc penchée sur la trilogie des fameuses 50 nuances de Grey et, dans un tout autre genre, de Divergente. Après avoir dévoré les deux premiers tomes, je vais t’expliquer pourquoi je n’ai pas réussi à les terminer, malgré toute la conviction du monde.

Argument principal lorsque l'on me demande les raisons.Argument principal lorsque l’on me demande les raisons : « Je me suis ennuyée »

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