13 Reasons Why

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Me revoilà et pour une fois je ne bade pas !

13 Reasons Why est un roman de Jay Asher publié en 2007. Le phénomène s’est vite répandu, puisque la série a été diffusée le 31 mars sur Netflix, qui au passage a déclenché un véritable raz-de-marée. Pourquoi un tel phénomène ? Je fais partis de ceux qui ont regardé et qui ont littéralement adoré ce nouveau petit bijoux dans l’univers des séries.

Ce n’est pas dans mon habitude de critiquer une série – quoique si, je l’ai fait avec Jessica Jones – mais celle-ci, je devais en parler. Donc récapitulons un peu tout ça; Hannah Baker, jeune lycéenne de 17 ans se suicide. Elle laisse au héros Clay Jensen un lot de treize cassettes qui relatent les circonstances qui l’ont poussés à mettre fin à ses jours.

Sujet assez délicat, mais tellement intrigant. La série nous plonge dans une sorte de huit-clos infernal. Tantôt triste, tantôt enjouée au travers de ses nombreux flash-backs, Hannah est la meneuse de l’histoire. La grande chef d’orchestre qui au rythme de sa voix, nous entraine dans une histoire bien plus complexe qu’il n’y paraît.

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Ce n’est pas juste une jeune fille qui s’est suicidée pour le plaisir. C’est quelqu’un qui a demandé de l’aide, et qui s’est heurté à des murs, car tout le monde lui a tourné le dos. 13 Reasons Why  montre la cruauté de l’adolescence dans toute sa splendeur.  En toute intimité et sans cliché, la série aborde des thèmes comme la sexualité, l’homosexualité, l’amitié, l’amour, mais aussi et surtout le paraître et la solitude.

Le harcèlement scolaire est une réalité qui fait froid dans le dos. Ce n’est pas seulement un roman qui a été adapté à la télévision, mais bel et bien un moyen de sensibiliser les gens et de leur faire prendre conscience que ce genre de choses peuvent les toucher, ou toucher leurs proches. Dans la série, Hannah a perdu sa force de vivre. Elle a été brisée, malmenée, et humiliée.

Je crois que ce qui m’a le plus bouleversé justement, c’est cette dure réalité. J’ai pris ça en pleine figure, comme une énorme baffe. Et là, j’ai repensé à Marion Fraisse et à Emilie Monk qui ont mis toutes deux fins à leur jour. Comment peut-on en arriver là ? C’est ce que montre 13 Reasons Why de manière simple. Le rythme est lent, mais en tant que spectateurs, on se laisse happé et on en a envie de savoir pourquoi et comment. Mais surtout, on veut savoir qui a tué Hannah Baker.

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Côté casting, j’ai pas mal aimé. Je ne connaissais pas la plupart des acteurs. Je connaissais seulement Kate Walsh, (juste parfaite en mère courage d’Hannah), Dylan Minnette (vu dans Chair de Poule – le film, Prisoners, ou encore Don’t Breathe), Steven Weber, ou encore Mark Pellegrino.

L’interprète de la défunte Hannah, Katherine Langford est juste incroyable. Sa prestation est impeccable, elle crève l’écran par son charisme fou, son talent de jeune première, ainsi que sa beauté. Je suis persuadée qu’elle va devenir une très grande actrice. Elle a donnée vie à Hannah de manière sincère et naturelle. Son interprétation m’a vraiment marqué. Concernant son acolyte Dylan Minnette, je l’ai adoré. Le rôle de Clay Jensen lui va à ravir. Il joue avec une telle conviction, et une telle sincérité également. Concernant le reste du casting, j’ai été aussi très impressionné par leurs prestations.

13 Reasons Why est une des séries les plus bouleversantes qu’il m’ait été donné de voir. Elle est non seulement criante de vérité, mais elle correspond à tout le monde. Elle n’est pas simplement que pour les adolescents, ou pour ceux qui souffrent, elle est pour ceux qui peuvent changer les choses, et aider les personnes qui se trouvent peut-être actuellement dans la situation d’Hannah.

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13 Reasons Why en somme est une série que je recommande vivement ! Si vous ne l’avez pas encore regardé, et bien faites le. Je pense que ça vous fera réfléchir sur certaines choses, comme ça me l’a fait.

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Jessica Jones

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Ce n’est pas le but de mon « blog » de parler d’une série, mais j’ai tellement apprécié Jessica Jones qu’il fallait que je le partage avec vous. Une simple critique, sans spoiler c’est promis !

Jessica Jones est la nouvelle série Marvel de Netflix. Elle est dans la lignée de Daredevil.  A la base, elle était initialement prévue comme la dernière série marvel de la franchise Netflix, mais apparemment ce n’est pas le cas, car un spin-off spéciale « Luke Cage » est prévu pour 2016, ainsi qu’une mini-série « The Defenders » programmée pour 2017, réunissant ces quelques héros.

Ayant eu quelques craintes au début concernant cette héroïne méconnue, et redoutant la prestation de son actrice principale, je me suis malgré tout laissée tenter et au final, je n’ai absolument pas été déçue. Jessica Jones est l’archétype de la femme indépendante et libre. Elle est imbuvable, grossière, sans gêne, désagréable, alcoolique, mais sous cette carapace insondable se cache une femme fragile, prête à tout pour aider son prochain, même si à première vue elle paraît très égoiste et un peu manipulatrice sur les bords.

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L’atmosphère, l’ambiance, et la violence de la série, m’a immédiatement fait penser au style DC Comics (oui bon, c’est peut-être parce que j’en suis fan que je crois voir du DC partout). Certes, il y a de l’humour et des situations cocasses, mais l’univers de Jones est sombre, et repose surtout sur la mélancolie, voire le drame. Jessica Jones n’est pas qu’un show reposant sur des êtres hors du commun avec des capacités herculéennes, mais sur des gens qui psychologiquement sont bafoués et se demandent quel camp choisir.

Cette idée de psychologie est très présente, due notamment au personnage de Killgrave (brillamment interprété par David Tennant que je salue au passage pour sa remarquable prestation), qui grâce à son pouvoir machiavélique instaure un climat de malaise durant toute la saison 1. Alors oui, cette série est très sombre, et l’héroïne l’est tout autant. L’intrigue est facile à suivre, ce n’est pas cousu de fil blanc, certains flash-back aident à la compréhension de l’histoire. Les choses sont bien mises en place, et à chaque fin d’épisodes, de nouveaux indices apparaissent. Un régal.

Pour revenir au casting, Krysten Ritter remporte la palme de la femme la plus détestable de l’année; non plus sérieusement, elle joue naturellement et j’ai ressenti qu’elle était très impliquée dans son rôle. J’ai redécouvert cette actrice, et je n’en suis pas déçue. J’espère qu’elle continuera sur cette voie. Je n’ai pas besoin de revenir sur Tennant, il a été extra, voilà tout. Mike Colter (aperçu entre autre dans Men in Black 3, Zero dark Thirty, et Million dollar Baby) interprète Luke Cage de manière sobrediscrète, et naturelle. J’en attends beaucoup plus de lui. Je ne m’attarderai pas plus sur le reste du casting, tout le monde joue très bien (mention spéciale à Carrie-Ann Moss en avocate prête à tout pour réussir) !

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Mis à part tout ça, Jessica Jones est une série qui se laisse facilement regarder et qui plaira aux fans de super-héros, tels qu’ils soient. Personnellement, je ne connaissais absolument pas ce personnage dans l’univers Marvel, et je la trouve vraiment intéressante dans le sens où n’importe qui peut s’identifier à elle, car elle est très terre-à-terre, et assez simple. Elle mène une vie simple, si on regarde de plus près, même si sa vie de super-héroine la rattrape quelques fois. Cette femme, c’est une bouffée d’air frais, alors si vous n’avez pas encore commencé cette série, je vous invite grandement à le faire.

Et comme j’ai également coutume de le faire, j’attribue à cette série la note de 16,5/20.