Deadpool

Deadpool est un film américain, réalisé par Tim Miller, et sorti en 2016.

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Souvenez-vous, ce film était quatrième dans mon top des films de super-héros, et il était évident que j’aille le voir dès sa sortie. Une petite critique s’impose donc !

Alors que dire ? Durant presque 1h50, j’oscillais entre rires et suspense. Deadpool est l’archétype de l’anti-héros, vulgaire, déjanté, et tête à claques (pour ne pas dire autre chose). Le synopsis est basique, voire assez simple : « Wade Wilson est un mercenaire bourrin et déterminé, par hasard il découvre qu’il est atteint d’un cancer incurable, pour cela il décide de tenter l’impossible en se soumettant à une expérimentation capable de lui sauver la vie. Résultat : son visage est défiguré à vie, il décide donc de se mettre à la recherche de l’homme qu’il tient pour responsable de ce changement désastreux. » En bref, on s’éloigne des synopsis redondant et habituel des autres Marvel, personne ne veut détruire la terre et anéantir la race humaine, et c’est tant mieux pour nous spectateurs.

En plus d’être atypique, Deadpool est le seul héros qui est conscient qu’il est un personnage de fiction. Cette « capacité » est mise en avant dans le film à l’aide d’une voix-off, ou par le biais de cet anti-héros qui se tourne vers nous (ou plutôt la caméra), mais encore en balançant à Colossus ou à Negasonic Teenage Warhead des remarques sur leur état de personnages de Comics etc.. J’ai trouvé ça très intéressant, et bien utilisé par le réalisateur. Cela donne un certain comique de situation. Dans l’ensemble, le ton offert par le film est assez cru; on parle de sexe, on surjoue dans la violence, et on se moque pertinemment des clichés. Car oui, je me permets de l’écrire, Deadpool se paie la tronche des super-héros. Tout l’univers Marvelien en prend un coup: Wade n’est pas un héros et ne souhaite pas en être un, donc tout le baratin sur « un grand pouvoir implique de grandes responsabilités » à la poubelle, ainsi que tous les autres discours héroïques sur la destiné, le pardon, le courage etc.. tout aussi inutile et rasoir. En somme, vous l’aurez compris, Deadpool ne joue pas dans la même cour que les autres super-héros, il se fixe ses propres règles, et ne fait ni dans le drame, ni dans les larmes.

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Outre le fait que le film soit drôle, jouissif, et qu’il en met plein la figure à des acteurs tels que Hugh Jackman (Hugh, si tu me reçois), Deadpool c’est aussi une (belle, érotique, folle ?) histoire d’amour. Et oui, un film de super-héros sans amour, n’est pas un vrai film de super-héros ! Heureusement, cette histoire d’amour parait beaucoup plus réelle et intense que dans n’importe quel autre film Marvel ou DC Comics. Personnellement, j’ai adoré. Introduire des baisers passionnés ou du sexe dans ce genre de film est un pari osé, voire risqué, mais terriblement audacieux. C’est nettement mieux qu’un Clark Kent qui fait les yeux doux à une Lois Lane timide et coincée, sans jamais aller plus loin. A bannir, vraiment. Mais attention je ne dis pas que je suis une fan des scènes intimes ou des parties de jambes en l’air filmées sous tous les angles, juste que oui mes cocos, les super-héros font l’amour, qu’on y croit ou non. Bien évidemment, cette petite amourette donne lieu à des scènes plus ou moins sérieuses, et on se rend compte que notre cher Deadpool possède un coeur, du moins en partie.

Mais le véritable enjeu de ce film était Ryan Reynolds, et sa possible renaissance, qu’il a parfaitement bien réussie. L’acteur était bien évidemment attendu au tournant par ses détracteurs, et ce depuis qu’il a eu le « malheur » d’enfiler le costume de Green Lantern (je l’ai bien aimé personnellement). J’estime qu’il a enfin trouvé THE rôle, car il est tout simplement génial. Il joue naturellement, et ne fait plus qu’un avec son alter-ego Wade Wilson, qui tout comme lui, revient de très très loin. C’est bien pour cela qu’il se moque de lui-même dans quelques scènes cocasses. Le reste du casting s’accorde tout aussi bien, et tout le monde y trouve sa place; Morena Baccarin interprète Vanessa, le grand amour de Deadpool. Je l’ai trouvé très mignonne et vraie dans son rôle de petite amie tantôt rebelle, tantôt sensible. Une actrice à suivre. Enfin, le grand méchant est interprété par Ed Skrein. Il prête ses traits à Ajax, une pourriture psychopathe qu’on a directement envie de massacrer dès les premières minutes du film, et nous offre par la même occasion une bonne prestation.

Même si j’ai apprécié la quasi totalité du film, certains détails m’ont malgré tout déplût; le trop plein de violence et d’insanités m’ont – au bout d’un moment – saoulé, et les gags vulgaires à l’humour vaseux, ainsi que les innombrables allusions sexuelles, ont finit aussi à un certain moment à ne plus me faire rire. C’est le jeu, je le sais bien. Mais parfois à trop vouloir en faire, on tue justement l’effet que l’on cherche à donner. Essayons-nous de faire rire le public ? ou bien alors de le dégoûter ? Donnons-nous au réel un aspect exagéré et surréaliste ? ou bien, n’essayons-nous pas de surjouer sur le cliché de l’anti-héros badass et marginal ? Quoi qu’il en soit, la porte est désormais ouverte aux futurs films de super-héros qui vont certainement surfer sur ce succès, pour inclure et nous présenter de nouveaux personnages tout autant hors de contrôle.

Pour conclure, Deadpool est un film plein de panache, devant lequel on ne s’ennuie pas une seule seconde. Donc allez le voir si ce n’est pas encore fait, ou le revoir pour ceux qui l’ont déjà vus, je vous le conseille. 17,5/20 c’est largement mérité.

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Attendez !  Vous vous demandez pourquoi le costume rouge ? C’est pour que les méchants me voient pas saigner !

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Une réflexion sur “Deadpool

  1. J’dois dire que ça f’sait longtemps que j’avais pas squatté un ciné’ (depuis Non-Stop, avec Liam Neeson, en fait) pour aller voir un film, et quand j’ai su qu’ils allaient faire un film sur Deadpool, j’ai décidé qu’il fallait que j’y aille et putain que j’ai pas été déçu d’avoir 30min de pub avant de voir ce film.

    C’était fantastique, j’me suis bien marrer pendant 1h30, mais j’ai un peu été déçu (après revisionnage) du manque d’aléatoire pour le personnage. Je ne connais que très peu ce héros, mais je l’ai trouvé trop « humain » pour un Deadpool.
    Par contre j’ai du mal à me faire un avis sur la façon dont est monté le film. J’veux dire, les flashbacks comme ça pour raconter son passé c’était sympa, mais j’ai pas trouvé ça « naturel ».
    Mis à part ça, Deadpool est très bon, et pourrait devenir un classic des films de super-héros.

    Et putain c’qu’elle est jolie Morena Baccarin. C’était un peu bizarre de voir le Dr. Lee Thompkins (s’il te plaît, dis moi que tu regardes Gotham) en jeune rebelle.

    Tes critiques sont toujours aussi géniales !

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