13 Reasons Why

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Me revoilà et pour une fois je ne bade pas !

13 Reasons Why est un roman de Jay Asher publié en 2007. Le phénomène s’est vite répandu, puisque la série a été diffusée le 31 mars sur Netflix, qui au passage a déclenché un véritable raz-de-marée. Pourquoi un tel phénomène ? Je fais partis de ceux qui ont regardé et qui ont littéralement adoré ce nouveau petit bijoux dans l’univers des séries.

Ce n’est pas dans mon habitude de critiquer une série – quoique si, je l’ai fait avec Jessica Jones – mais celle-ci, je devais en parler. Donc récapitulons un peu tout ça; Hannah Baker, jeune lycéenne de 17 ans se suicide. Elle laisse au héros Clay Jensen un lot de treize cassettes qui relatent les circonstances qui l’ont poussés à mettre fin à ses jours.

Sujet assez délicat, mais tellement intrigant. La série nous plonge dans une sorte de huit-clos infernal. Tantôt triste, tantôt enjouée au travers de ses nombreux flash-backs, Hannah est la meneuse de l’histoire. La grande chef d’orchestre qui au rythme de sa voix, nous entraine dans une histoire bien plus complexe qu’il n’y paraît.

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Ce n’est pas juste une jeune fille qui s’est suicidée pour le plaisir. C’est quelqu’un qui a demandé de l’aide, et qui s’est heurté à des murs, car tout le monde lui a tourné le dos. 13 Reasons Why  montre la cruauté de l’adolescence dans toute sa splendeur.  En toute intimité et sans cliché, la série aborde des thèmes comme la sexualité, l’homosexualité, l’amitié, l’amour, mais aussi et surtout le paraître et la solitude.

Le harcèlement scolaire est une réalité qui fait froid dans le dos. Ce n’est pas seulement un roman qui a été adapté à la télévision, mais bel et bien un moyen de sensibiliser les gens et de leur faire prendre conscience que ce genre de choses peuvent les toucher, ou toucher leurs proches. Dans la série, Hannah a perdu sa force de vivre. Elle a été brisée, malmenée, et humiliée.

Je crois que ce qui m’a le plus bouleversé justement, c’est cette dure réalité. J’ai pris ça en pleine figure, comme une énorme baffe. Et là, j’ai repensé à Marion Fraisse et à Emilie Monk qui ont mis toutes deux fins à leur jour. Comment peut-on en arriver là ? C’est ce que montre 13 Reasons Why de manière simple. Le rythme est lent, mais en tant que spectateurs, on se laisse happé et on en a envie de savoir pourquoi et comment. Mais surtout, on veut savoir qui a tué Hannah Baker.

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Côté casting, j’ai pas mal aimé. Je ne connaissais pas la plupart des acteurs. Je connaissais seulement Kate Walsh, (juste parfaite en mère courage d’Hannah), Dylan Minnette (vu dans Chair de Poule – le film, Prisoners, ou encore Don’t Breathe), Steven Weber, ou encore Mark Pellegrino.

L’interprète de la défunte Hannah, Katherine Langford est juste incroyable. Sa prestation est impeccable, elle crève l’écran par son charisme fou, son talent de jeune première, ainsi que sa beauté. Je suis persuadée qu’elle va devenir une très grande actrice. Elle a donnée vie à Hannah de manière sincère et naturelle. Son interprétation m’a vraiment marqué. Concernant son acolyte Dylan Minnette, je l’ai adoré. Le rôle de Clay Jensen lui va à ravir. Il joue avec une telle conviction, et une telle sincérité également. Concernant le reste du casting, j’ai été aussi très impressionné par leurs prestations.

13 Reasons Why est une des séries les plus bouleversantes qu’il m’ait été donné de voir. Elle est non seulement criante de vérité, mais elle correspond à tout le monde. Elle n’est pas simplement que pour les adolescents, ou pour ceux qui souffrent, elle est pour ceux qui peuvent changer les choses, et aider les personnes qui se trouvent peut-être actuellement dans la situation d’Hannah.

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13 Reasons Why en somme est une série que je recommande vivement ! Si vous ne l’avez pas encore regardé, et bien faites le. Je pense que ça vous fera réfléchir sur certaines choses, comme ça me l’a fait.

Comeback

J‘ai l’impression de faire mon grand retour comme une star de cinéma has-been, j’ai déconné disons, j’ai abandonné ce « blog » pour les mauvaises raisons. Récapitulatif:

Il y a huit mois en arrière, j’écrivais un article pour expliquer les raisons de mon absence. Au passage, j’essayais de vous rassurer (ainsi que moi par la même occasion) de mon retour avec de nouvelles critiques.. chose qui n’est pas arrivée, à mon grand désarroi.

J’ai traversé une période de (grosse) déprime, ne sachant pas vraiment où j’allais dans ma vie, ni quelle direction prendre, ou même encore si les critiques de films m’intéressaient toujours. Je me suis remise en question de façon permanente sur ma capacité à faire mes propres choix, à me demander si je ne faisais pas tout ça dans le vent. C’est rare que je me confie autant, surtout à vous (pour ceux qui ont encore le courage de me lire) mais c’est une sorte de délivrance, quelque chose qui m’a bouffé durant un moment.

Alors oui entre nous, j’étais prête à tout arrêter, à continuer ma vie sans écrire d’articles. J’étais prête à tout lâcher pour me consacrer à d’autres projets.. En réalité j’ai compris que quoi je fasse, je n’atteindrais jamais mon but. Cet univers, c’est un monde de requin. Il faut avoir les dents longues. Je suis ambitieuse, mais pas assez. Suffisamment forte, mais pas suffisamment courageuse. Qu’est-ce que je croyais ? Qu’une pauvre petite nana comme moi, au fin fond de son patelin en Moselle, allait changer les choses grâces à ses insignifiantes critiques de films ? Illusion. Désillusion.

Ce que j’écris n’a de l’importance que pour moi, et n’engage que moi. Les avis diffèrent de chacun, et étant très tolérante, débattre sur un film durant des heures avec quelqu’un ne me dérange absolument pas. Je suis cinéphile, j’ai de la culture, je voue une passion au monde du cinéma. J’ai toujours voulu en faire partie, gamine je voulais être actrice.. Mais j’ai compris bien plus tard que ce qui me convenait, c’était tout cela, écrire. Ecrire sur des films.

Alors pourquoi ai-je eu une aussi grande démotivation ? Pourquoi ai-je voulu abandonner ce qui me tenait réellement à coeur ? Je ne le saurais probablement jamais. Tout ce que je sais, c’est que j’en ai besoin, ça doit faire partie de ma vie. Vous êtes certainement entrain de vous dire que je ne suis qu’une grosse pleurnicharde de mosellane qui n’a trouvé que ça pour annoncer son retour, et.. vous avez entièrement raison.

Lorsqu’on aime quelqu’un ou quelque chose au point de ne pas réussir à imaginer sa vie sans, ça signifie certainement un truc. J’ai décidé de revenir parce que j’ai encore besoin d’écrire pour ce blog, que j’ai encore besoin de donner mon avis (ma grande gueule n’arrêtera donc jamais), et que je remercie au passage ceux qui sont encore là pour me lire. Merci à vous.

Néanmoins (arrêtons 5min le mélo), je vais essayer de sortir 3 articles toutes les deux semaines, en fonction de ce qui me plait, et normalement petit à petit, mon envie d’écrire (QUI EST LÀ QUELQUE PART JE LE SAIS) reviendra. 😉

Un petit mot à vous, pour vous.

Bon, j’avoue, ça fait un moment que je n’ai rien écrit. J’assume mes cocos, comme d’habitude. Mais disons que je n’ai vraiment pas eu le temps; coup de blues, vacances à Nice, flemme, et je ne parle pas de mon taff.. en bref (je ne vais tout de même pas vous racontez ma vie hein), j’étais très occupée ! Malgré tout ça, j’ai très souvent pensé à vous 😉

Donc, je serai bientôt de retour avec de nouvelles critiques (très alléchantes) de films, promis ! See you soon 🙂 !

Batman v Superman : l’aube de la justice

Batman v Superman est un film américain, réalisé par Zack Snyder, et sorti en 2016.

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C’était le film que j’attendais le plus cette année, et bien évidemment je suis allée le voir dès sa sortie en salle. Je vais donc revenir dessus en étant la plus honnête possible, en vous faisant part de mon ressenti, et sans spoiler.

Pari risqué mais pari tenu. BvS est un film titanesque qui réuni à l’écran deux super-héros légendaires, donc pas étonnant que Snyder ait vu les choses en grand, peut-être même un peu trop. Certes, comme vous le savez, je suis une grande fan des DC Comics, mais ce n’est pas pour autant que j’ai adoré ce film de A à Z. Dans l’ensemble, je l’ai clairement apprécié et ce malgré les erreurs que l’on retrouve dans ce blockbuster. Mais ça mes chers amis cinéphiles, les goûts et les couleurs ça ne se discute pas. Pour en revenir à Snyder (la tête de turc du cinéma hollywoodien), il a fait un beau travail visuellement parlant. Ne vous attendez pas à un film gentillet, non ça pète de tous les côtés, sans pour autant donner la nausée comme dans Man of Steel. Cependant, n’est-ce pas l’essence même d’un film de super-héros ? Attention, je ne dis pas qu’il faut tout détruire, mais disons que c’est un peu normal lorsque des héros se battent contre des super-vilains. Bref quoi qu’il en soit, Snyder avait une certaine pression sur lui (du moins je le pense), et pour que son projet soit à la hauteur des espérances des fans de DC, il a voulu faire un peu tout ce qui lui plaisait, et c’est bien dommage.

Oui mais qu’est-ce qui ne colle pas dans ce film ? C’est cela la vraie question. Comme je l’ai écrit plus haut, dans l’ensemble le film est bon, voire même très bon, mais certaines choses étaient inutiles, ou du moins auraient pu être évitées. Pour commencer, revenir sur le décès des parents de Bruce Wayne était superflu, voire même pas vraiment important dans le déroulement de l’histoire. Mais lorsqu’on y regarde de plus près, ce détail est nécessaire dans l’évolution et la personnalité du Bat de Gotham. Cependant, tout cinéphile qui se respecte sait comment sont morts Thomas et Martha Wayne, donc pas la peine d’y revenir un million de fois dessus. Je vous vois venir, oui ce n’est qu’un foutu détail, mais oui il faut en parler car cela donne au film des longueurs pas franchement appréciables. Je crois que Snyder a voulu jouer à fond la carte de la mélancolie, et du symbolisme (oh oui il y en a à revendre du symbolisme), mais personnellement je trouve que la tristesse n’a pas vraiment sa place dans un film qui ne se veut ni poignant, ni drôle, ni gai. Bien évidemment, le côté sombre et la noirceur de l’univers DC est tout à fait respecté, et ça bon nombre de gens ne le comprennent pas.

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Qui dit noirceur, dit mauvais côtés. Batman est un justicier solitaire qui serait prêt à n’importe quoi pour sauver des vies, et pourquoi pas même sauver le monde. Si certains voient en ce nouveau Bat un meurtrier (mention spéciale à ceux qui descendent notre chauve souris préférée depuis la sortie du film), un homme plus violent que dans les autres volets, je vous l’accorde.. mais Batman ne fait que son devoir de « super-héros » en quelque sorte. Au diable la parlotte, et la bonne manière d’agir, place à l’éradication d’un problème mondial (en l’occurence Superman). Peut-être ne suis-je pas forcément objective, certes, mais disons que j’essaie d’aller à l’explication la plus simple (oui j’arrondis peut-être aussi les angles), mais Snyder nous montre explicitement que Bruce Wayne a assisté impuissant à la quasi destruction de Metropolis, et que de ce fait il sait qu’il est le seul à pouvoir arrêter Sup’, car il a vu de quoi il était capable (aussi bien dans la destruction d’immeubles que dans les pertes humaines). Tout simplement. Snyder est un visionnaire en quelque sorte, il a donné un nouveau souffle à l’état d’esprit du gardien de Gotham, sans pour autant en faire un être stupide, irréfléchis, ou méchant. Il y a aussi quelque chose que j’ai particulièrement apprécié, c’est le côté politique et religieux qu’impose la présence de Superman sur terre. Les humains se demandent si c’est une bonne chose, s’il ne vaudrait mieux pas être contre cet Alien plutôt que de l’idéaliser. Snyder a donné la parole à l’humanité, et ça c’est très rare dans ce genre de films, c’était très intéressant mais cela aurait pu être un tout petit peu plus exploité selon moi.

Ce qui m’a déçu en revanche, c’est que le film ait plus ou moins tout révélé dans sa bande-annonce, ce qui est franchement dommage pour un évènement de ce genre. Autre chose qui m’a forcément déçue, c’est la bataille tant attendue entre nos deux héros. Croyez-le ou non, mais il n’y aura pas forcément de gagnant, et je pense que nous auront exactement la même chose dans Civil War. En fait, faire tout un foin sur une bagarre qui promettait d’être légendaire, c’est clairement se foutre de nos tronches, en résumé. Pour moi, c’est un des plus gros bémols du film. Vu que je suis sur la lancée de ce qui m’a déçue, je parlerai notamment d’Henry Cavill et de Gal Gadot. Personnellement, j’ai trouvé ce Superman très différent de Man of Steel, en même temps deux ans se sont écoulés depuis cet opus, mais l’un n’excuse pas l’autre. C’est un Clark Kent mou, et perdu que l’on retrouve, un être qui se cherche encore (bon ça on va dire que ça le fait), mais qui surtout est seul et se sent seul. Je l’ai trouvé effacé dans son jeu et peu convaincant en réalité, dommage. Pour ce qui est de la jolie Gal Gadot – à part se pavaner en robe sexy durant les deux premières heures du film – elle était tout autant effacée et discrète que son acolyte, voire même carrément inexistante. Je pense que si elle n’avait pas été présente, ça n’aurait pas fait de différence (elle a juste été utile et impressionnante à la dernière demi-heure du film). Disons que Snyder a tout simplement voulu poser la première pierre à l’édifice de la Justice League (et clin d’oeil spécial à l’apparition rapide des membres de la ligue des justiciers, qui pour ma part était très bien amenée). Vraiment, vraiment, vraiment dommage pour Gal, espérons qu’elle se rattrapera dans son film solo sur les aventures de Wonder-Woman en 2017 ! Et pour terminé ce que je n’ai pas réellement compris ni du tout apprécié, ce sont les vraies motivations de Lex Luthor; pourquoi veut-il détruire Superman ? ou Batman ? Pourquoi veut-il que ces deux-là s’entretuent ? Pour avoir le pouvoir absolu ? Parce que dans Man of Steel, Clark a détruit des biens de LuthorCorp (faisant perdre par la même occasion des millions de dollars au jeune héritier) ? Ces motivations restent floues, on ne saisit pas exactement la haine qu’il ressent à l’égard de l’ange de Metropolis, mais je pense que cela sera révélé dans un prochain opus.

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Parcontre ce que j’ai réellement apprécié, c’est la prestation de Ben Affleck, ainsi que celle de Jesse Eisenberg. Pour commencer, Affleck est habitué aux rôles de super-héros, après avoir incarné le navrant Daredevil dans l’adaptation cinématographique de 2003, il revient en force dans BvS et ferme ainsi le clapet à tous ceux qui croyaient qu’il n’était pas fait pour ce rôle. Certes Christian Bale était sensationnel dans les Dark Knight, mais Affleck apporte un style nouveau au justicier masqué. Une carrure différente, une manière de jouer tout aussi différente, et une part de noirceur qui est carrément plus exploitée ici. Si vous êtes très attaché aux Comics et à la trilogie de Nolan, je ne peux rien faire pour vous. Les temps changent, et la façon de voir les choses aussi, adaptez-vous ou changez de planète, c’est vous qui voyez (et non je ne suis pas intolérante, croyez-moi). Bref, je crois que je peux parler au nom de tous, ce nouveau Batman était très attendu, c’était limite l’évènement incontournable du film ! Il bouffe littéralement Henry Cavill grâce à sa présence et à son charisme qui crève l’écran, et cela fait de Superman un personnage moins emblématique. Franchement, je pense que Ben Affleck a de beaux jours devant lui en tant que nouveau Batman. Concernant Eisenberg, comme tout le monde dès le début, j’ai été très mitigé quant au choix de cet acteur pour incarné ce pourri de Luthor. Mais finalement, il a été génial, et pour ceux qui ont écrit « nan mais Jessy en Luthor c ridicule lol vrmt nul » vous aviez clairement tort, sur toute la ligne. Lex Luthor est pyschotique, à tendance sociopathe et psychopathe. C’est un méchant qui a été caricaturé dans les vieux films Superman ou mal exploité (dans Superman Returns par exemple), cependant j’ai trouvé que Jesse Eisenberg a su mettre en avant ce côté bizarre, et malsain propre au personnage. Il joue naturellement, et c’est efficace. Lex Luthor n’est pas un être sérieux, ni même flippant, il est juste fou, voire complètement cinglé, capable du pire sans le moindre remord. Même si c’était parfois implicite, Eisenberg exploite une part sombre de l’esprit de Luthor et met ainsi en avant sa folie évidente. J’ai vraiment adoré sa manière de jouer.

Donc.. je pense que je vais m’arrêter, sinon mes petits détracteurs vont venir m’insulter ou me casser me disant que je n’aurais rien compris au film, tant pis ce sont mes goûts. Alors ne lisez pas les critiques, allez voir le film d’abord, faites-vous votre propre avis, et essayez de voir plus loin que ce qu’on vous met à l’écran, il n’y a que comme ça que vous pourrez apprécier ce film. N’écoutez pas ceux qui vous disent que tout est à jeter dans ce film car c’est complètement faux, il y a des erreurs certes, mais l’ensemble est très bon. J’attribue donc à ce film un petit 16,5/20, ce qui est pour ma part mérité.

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« Est-il si surprenant que l’homme le plus puissant du monde, fasse l’objet de controverses ? »

The Revenant

The Revenant est un film américain d’Alejandro González Iñárritu, sorti en 2016.

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Ce film là, mon dieu je l’attendais avec tant d’impatience, et j’ai pu enfin aller le voir. J’étais donc dans l’obligation d’en faire une critique.

Dicaprio est un acteur qui essaie perpétuellement de repousser les limites que son immense talent d’acteur lui accorde, et je dois dire que c’est la première fois que je le vois autant investi dans un rôle. The Revenant c’est l’histoire d’un homme qui survit car il est motivé par la vengeance, et rien ne peut l’arrêter. En bref, j’ai trouvé que Dicaprio était exactement taillé pour ce genre de film. Le scénario est assez simple, rien d’extraordinaire disons, c’est surtout la mise en scène qui m’a profondément touché. Au milieu de ces paysages magnifiques et sauvages, Iñárritu en chef d’orchestre s’exhalte au calme et à la lenteur. Filmé de manière peu conventionnelle, le réalisateur fait en sorte que le spectateur devienne un personnage clé de l’histoire. Ainsi, j’étais en immersion totale dans l’intrigue comme si je vivais tout ce qu’il se passait à l’écran. C’était très troublant, mais c’était aussi très intéressant comme expérience. La beauté du décor – qui ne sert pas que d’arrière plan à l’intrigue – nous fait perdre contact avec la réalité, et nous plonge dans l’Amérique profonde du XIXème siècle.

Certes le décor est radieux, mais ce qui m’a réellement touché c’est que le film fasse preuve d’un réalisme captivant et dérangeant; la violence à l’état pur, la souffrance, la survie et le désespoir. Iñárritu a su créer une atmosphère pesante, bien que lente, on se sent vite transporté dès les premières minutes à travers ces paysages froids, solitaires, tous comme les personnages. Je ne sais pas vous, mais ce film m’a pris aux tripes. Je me sentais bouleversée à chaque secondes, et j’ai eu du mal à cacher mon émotion. La souffrance de Hugh Glass est insoutenable, il est malgré tout une force de la nature car il se bat pour survivre. C’est juste beau, et symbolique, car oui le film entier est empreint de symbolisme. En somme, Iñárritu – d’une main de maître – a pu nous offrir une mise en scène travaillée à la perfection.

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Evidemment, le succès du film ne serait rien en partie sans la remarquée et remarquable prestation de Léonardo Dicaprio. Personnellement, je l’aime dans absolument tous ses films, mais je dois avouer que The Revenant est certainement son meilleur film. Pas parce qu’il est incroyable, mais parce que le jeu de Dicaprio est sensationnel. Il nous prouve une nouvelle fois qu’il est un acteur aux multiples facettes, capable d’interpréter un rôle aux antipodes de ce qu’il a toujours joué. Au diable son beau visage et son sourire charmeur, place à un acteur qui a grandement mûri dans ses choix artistiques et qui n’a pas eu peur de s’enlaidir pour un film. Il est juste exceptionnel dans le rôle de ce trappeur vindicatif. Bien sûr, il y a aussi Tom Hardy qui m’a pour ma part, étonnement surprise. Je l’ai trouvé comme à son habitude très bon, mais cette fois-ci, c’était différent. A l’instar de ses derniers films, Hardy est pourri jusqu’à la moelle dans The Revenant, un vrai monstre, mais il joue tout en finesse et ce rôle était fait pour lui. Un vrai régal.

Que dire de plus ? The Revenant est un film qu’il faut voir (je m’adresse à vous, oui vous qui êtes entrain de lire, bougez-vous les fesses et courez au cinéma !) car il en vaut le coup. Pas étonnant qu’il soit le petit favori des Oscars cette année. A votre avis, notre cher Léo gagnera-t-il la fameuse statuette cette année ? En attendant que la cérémonie commence, j’attribue à ce film la très bonne note de 19/20, ce qui est tout à fait mérité.

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« Tout ce que j’avais c’était mon fils, et il me l’a pris tu comprends ? Il a peur.. il sait ce que j’ai traversé pour le retrouver. »

Deadpool

Deadpool est un film américain, réalisé par Tim Miller, et sorti en 2016.

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Souvenez-vous, ce film était quatrième dans mon top des films de super-héros, et il était évident que j’aille le voir dès sa sortie. Une petite critique s’impose donc !

Alors que dire ? Durant presque 1h50, j’oscillais entre rires et suspense. Deadpool est l’archétype de l’anti-héros, vulgaire, déjanté, et tête à claques (pour ne pas dire autre chose). Le synopsis est basique, voire assez simple : « Wade Wilson est un mercenaire bourrin et déterminé, par hasard il découvre qu’il est atteint d’un cancer incurable, pour cela il décide de tenter l’impossible en se soumettant à une expérimentation capable de lui sauver la vie. Résultat : son visage est défiguré à vie, il décide donc de se mettre à la recherche de l’homme qu’il tient pour responsable de ce changement désastreux. » En bref, on s’éloigne des synopsis redondant et habituel des autres Marvel, personne ne veut détruire la terre et anéantir la race humaine, et c’est tant mieux pour nous spectateurs.

En plus d’être atypique, Deadpool est le seul héros qui est conscient qu’il est un personnage de fiction. Cette « capacité » est mise en avant dans le film à l’aide d’une voix-off, ou par le biais de cet anti-héros qui se tourne vers nous (ou plutôt la caméra), mais encore en balançant à Colossus ou à Negasonic Teenage Warhead des remarques sur leur état de personnages de Comics etc.. J’ai trouvé ça très intéressant, et bien utilisé par le réalisateur. Cela donne un certain comique de situation. Dans l’ensemble, le ton offert par le film est assez cru; on parle de sexe, on surjoue dans la violence, et on se moque pertinemment des clichés. Car oui, je me permets de l’écrire, Deadpool se paie la tronche des super-héros. Tout l’univers Marvelien en prend un coup: Wade n’est pas un héros et ne souhaite pas en être un, donc tout le baratin sur « un grand pouvoir implique de grandes responsabilités » à la poubelle, ainsi que tous les autres discours héroïques sur la destiné, le pardon, le courage etc.. tout aussi inutile et rasoir. En somme, vous l’aurez compris, Deadpool ne joue pas dans la même cour que les autres super-héros, il se fixe ses propres règles, et ne fait ni dans le drame, ni dans les larmes.

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Outre le fait que le film soit drôle, jouissif, et qu’il en met plein la figure à des acteurs tels que Hugh Jackman (Hugh, si tu me reçois), Deadpool c’est aussi une (belle, érotique, folle ?) histoire d’amour. Et oui, un film de super-héros sans amour, n’est pas un vrai film de super-héros ! Heureusement, cette histoire d’amour parait beaucoup plus réelle et intense que dans n’importe quel autre film Marvel ou DC Comics. Personnellement, j’ai adoré. Introduire des baisers passionnés ou du sexe dans ce genre de film est un pari osé, voire risqué, mais terriblement audacieux. C’est nettement mieux qu’un Clark Kent qui fait les yeux doux à une Lois Lane timide et coincée, sans jamais aller plus loin. A bannir, vraiment. Mais attention je ne dis pas que je suis une fan des scènes intimes ou des parties de jambes en l’air filmées sous tous les angles, juste que oui mes cocos, les super-héros font l’amour, qu’on y croit ou non. Bien évidemment, cette petite amourette donne lieu à des scènes plus ou moins sérieuses, et on se rend compte que notre cher Deadpool possède un coeur, du moins en partie.

Mais le véritable enjeu de ce film était Ryan Reynolds, et sa possible renaissance, qu’il a parfaitement bien réussie. L’acteur était bien évidemment attendu au tournant par ses détracteurs, et ce depuis qu’il a eu le « malheur » d’enfiler le costume de Green Lantern (je l’ai bien aimé personnellement). J’estime qu’il a enfin trouvé THE rôle, car il est tout simplement génial. Il joue naturellement, et ne fait plus qu’un avec son alter-ego Wade Wilson, qui tout comme lui, revient de très très loin. C’est bien pour cela qu’il se moque de lui-même dans quelques scènes cocasses. Le reste du casting s’accorde tout aussi bien, et tout le monde y trouve sa place; Morena Baccarin interprète Vanessa, le grand amour de Deadpool. Je l’ai trouvé très mignonne et vraie dans son rôle de petite amie tantôt rebelle, tantôt sensible. Une actrice à suivre. Enfin, le grand méchant est interprété par Ed Skrein. Il prête ses traits à Ajax, une pourriture psychopathe qu’on a directement envie de massacrer dès les premières minutes du film, et nous offre par la même occasion une bonne prestation.

Même si j’ai apprécié la quasi totalité du film, certains détails m’ont malgré tout déplût; le trop plein de violence et d’insanités m’ont – au bout d’un moment – saoulé, et les gags vulgaires à l’humour vaseux, ainsi que les innombrables allusions sexuelles, ont finit aussi à un certain moment à ne plus me faire rire. C’est le jeu, je le sais bien. Mais parfois à trop vouloir en faire, on tue justement l’effet que l’on cherche à donner. Essayons-nous de faire rire le public ? ou bien alors de le dégoûter ? Donnons-nous au réel un aspect exagéré et surréaliste ? ou bien, n’essayons-nous pas de surjouer sur le cliché de l’anti-héros badass et marginal ? Quoi qu’il en soit, la porte est désormais ouverte aux futurs films de super-héros qui vont certainement surfer sur ce succès, pour inclure et nous présenter de nouveaux personnages tout autant hors de contrôle.

Pour conclure, Deadpool est un film plein de panache, devant lequel on ne s’ennuie pas une seule seconde. Donc allez le voir si ce n’est pas encore fait, ou le revoir pour ceux qui l’ont déjà vus, je vous le conseille. 17,5/20 c’est largement mérité.

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Attendez !  Vous vous demandez pourquoi le costume rouge ? C’est pour que les méchants me voient pas saigner !

The Boy

The Boy est un film américian réalisé par William Brent Bell, et sorti en 2016.

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De retour pour une nouvelle critique, et oui, je pète la forme en ce moment.

Etant le premier film d’horreur de l’année 2016, cette poupée qui fait froid dans le dos, nous fait directement penser à la fameuse Annabelle, ou Chucky. A croire qu’ils sont tous de la même famille. De prime abord, ce film apparaît comme une énième oeuvre surnaturelle, mais est-ce vraiment le cas ? Pas si sûr. The Boy c’est surtout et avant tout, l’histoire de deux parents meurtris par la mort de leur fils, qui peut-être se consolent ou essaient de faire leur deuil à travers cette poupée de porcelaine qu’ils considèrent comme leur défunt « enfant » Brahms. Poussant la situation encore plus loin, ils décident d’engager une nounou, qui ne se doute vraisemblablement pas dans quoi elle s’embarque. L’intrigue est surprenante, voire très glauque, de ce côté là nous sommes servis.

Bell a respecté tous les codes des films horrifiques; personnages troublants, manoir isolé, nuit d’orage, jumpscare etc.. Les plans sont travaillés et bien choisi, le manoir des Heelshire devient sinistre et effrayant à souhait. Chaque recoin de cette immense demeure fait frissonner. Le réalisateur a réussi son pari de créer une atmosphère pesante, étouffante, et insupportable pour le spectateur qui pour sa part s’attend au pire. Cependant, quelques lenteurs se font ressentir. Certains plans paraissent inutiles et ne font qu’alourdir le film. Il traine en longueur, donne un aspect ennuyeux à l’intrigue, et retarde l’histoire, ainsi que sa compréhension.

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Le film n’est pas réellement dans la lignée d’Annabelle, il est plus pertinent, bien que moins subtil. The Boy parle de mort, et de perte d’enfants, tout comme les Heelshire, Greta (jouée par la délicieuse Lauren Cohan) a perdu un enfant (léger spoiler mais rien de grave), et de ce fait comprend plus ou moins ses employeurs. Malgré tout le twist final – qui est incroyablement inattenduremet en cause le film tout entier, et cela est bien dommage, même si c’était bien trouvé.

Côté casting, nous retrouvons (comme je l’ai écrit plus haut) Lauren Cohan, l’inoubliable Maggie de The Walking Dead. Elle joue très bien comme à son habitude, mais disons qu’elle n’a pas encore trouvé le rôle qui l’a propulsera au sommet, car du talent elle en a à revendre. Le reste du casting n’est pas très croustillant, mais passons; Rupert Evans, ce beau britannique de 38 ans (et oui déjà) prête ses traits à Malcolm, (un autre employé des Heelshire) qui tombe sous le charme de la jolie Lauren. Une prestation naturelle, quoique moyenne, mais nécessaire à l’intrigue. Et pour finir, le couple le plus creepy en ce début d’année 2016 est Diana Hardcastle et Jim Norton, qui sont évidemment très bon dans leur rôles.

Mh, j’ai un avis assez mitigé sur le film. J’ai aimé sans vraiment adorer, mais je n’ai pas détesté pour autant. J’attribue donc au film un petit 11,5/20.

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« Soyez gentille avec lui, et il sera gentil avec vous. »

Creed : l’héritage de Rocky Balboa

Creed est un film américain réalisé par Ryan Coogler, et sorti en 2016.

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Comme c’est bon de revenir ici, ça faisait un petit moment que je n’avais rien écrit, le manque d’inspiration y était pour quelque chose.. Bref, je suis de retour. Ayant vu Creed, et ayant fortement apprécié ce film, j’ai décidé d’en faire une critique.

Depuis quelques années maintenant, ou du moins depuis la sortie du premier Rocky en 1977, Stallone a crée un véritable mythe autour de cette série de film, ainsi que de son personnage principal. Il était donc évident qu’un spin-off voit le jour (même si je pensais qu’on aurait d’abord eu droit à un reboot, enfin passons). « Creed, c’est l’histoire d’Adonis Creed – dit Johnson – le fils du célèbre Apollo, mort sur le ring. Adonis, dit Donnie, se cherche; il se sent attiré par la boxe, sait se battre, et se découvre des aptitudes pour ce sport de combat. Donnie part à Philadelphie et trouve Rocky. » Le pitch est assez simple, et l’histoire est facile à comprendre. De ce point de vue là, je pense que tout spectateurs est capable de saisir le contenu, même ceux qui n’ont jamais vus les prédécesseurs de Creed (pour ma part, c’est presque le cas). Coogler n’a pas fait dans le compliqué, il a suivi la même ligne directrice que les films antérieurs. C’est propreclair, et précis. Il n’y a pas d’incohérence, et l’histoire est bien maitrisée.

Ce n’est pas qu’un simple film de boxe. Le réalisateur nous offre une vision manichéenne; nous avons d’un côté Rocky qui s’est battu toute sa vie pour devenir ce qu’il est, et de l’autre il y’a Donnie qui manque de repère, et qui se bat souvent pour les mauvaises raisons. Balboa devient en quelque sorte le père – spirituel – que Donnie n’a jamais eu. Il lui transmet non seulement comment il doit se battre sur le ring, mais aussi dans la vie. Adonis Creed représente l’avenir, et la jeunesse envolée de Balboa, tandis que ce dernier incarne la réussite, et la détermination. C’est une jolie leçon de morale que nous offre Coogler, il nous dit qu’il ne faut jamais abandonner.

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Concernant le casting, j’ai trouvé que tout le monde y avait sa place. Michael B. Jordan le premier. Il est doué, son jeu est naturel, malgré tout je trouve qu’il était assez sur la retenue. J’en attends donc beaucoup plus de lui. Tessa Thompson (qui prête ses traits à la ravissante Bianca) était très bonne dans ce rôle, pseudo alter-ego d’Adrian (et pas Adrienne), et dulcinée de Donnie. Cependant, elle ne sert pas « véritablement » à grand-chose, elle est étiquettée en tant que petite amie du héros, mais c’est une actrice à suivre. Evidemment la prestation que tout le monde attendait (du moins, je le pense), c’était celle de Sylvester Stallone. L’acteur n’avait pas incarné son personnage légendaire depuis 2006,  et il est de retour plus en forme que jamais. Vieillissant, lent, mais transcendant. Je crois que Stallone n’a jamais aussi bien joué de toute sa carrière, il était touchant, vrai et il ne faisait plus qu’un avec Rocky. En somme, c’était un beau moment de cinéma.

Je dirais que Creed se base sur des valeurs morales et humaines. Rocky incarne le passé, et avec/grâce à Adonis, il peut refermer une page de sa vie pour de bon, et passer le relais à ce dernier. C’est une histoire de transmission, et de choix. Balboa devient Mickey son défunt entraineur, et Donnie devient Balboa, une forte tête aux aptitudes incroyables. Coogler a offert aux spectateurs l’aboutissement du parcours de Rocky, une sorte d’adieu et de reconnaissance envers les anciens, et un éloge triomphant pour la jeunesse qui symbolise le futur, et qui un jour à son tour transmettra son savoir à ceux qui voudront se battre pour vivre.

Bien sûr, comme vous l’avez certainement remarqué, j’ai énormément apprécié ce film dans tout son ensemble. Je lui attribue donc la très bonne note de 17/20.

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« Je me suis battu toute ma vie, j’ai jamais eu le choix. Chaque fois que j’ai cogné, j’ai cogné tout seul. Je suis prêt ! »

Jessica Jones

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Ce n’est pas le but de mon « blog » de parler d’une série, mais j’ai tellement apprécié Jessica Jones qu’il fallait que je le partage avec vous. Une simple critique, sans spoiler c’est promis !

Jessica Jones est la nouvelle série Marvel de Netflix. Elle est dans la lignée de Daredevil.  A la base, elle était initialement prévue comme la dernière série marvel de la franchise Netflix, mais apparemment ce n’est pas le cas, car un spin-off spéciale « Luke Cage » est prévu pour 2016, ainsi qu’une mini-série « The Defenders » programmée pour 2017, réunissant ces quelques héros.

Ayant eu quelques craintes au début concernant cette héroïne méconnue, et redoutant la prestation de son actrice principale, je me suis malgré tout laissée tenter et au final, je n’ai absolument pas été déçue. Jessica Jones est l’archétype de la femme indépendante et libre. Elle est imbuvable, grossière, sans gêne, désagréable, alcoolique, mais sous cette carapace insondable se cache une femme fragile, prête à tout pour aider son prochain, même si à première vue elle paraît très égoiste et un peu manipulatrice sur les bords.

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L’atmosphère, l’ambiance, et la violence de la série, m’a immédiatement fait penser au style DC Comics (oui bon, c’est peut-être parce que j’en suis fan que je crois voir du DC partout). Certes, il y a de l’humour et des situations cocasses, mais l’univers de Jones est sombre, et repose surtout sur la mélancolie, voire le drame. Jessica Jones n’est pas qu’un show reposant sur des êtres hors du commun avec des capacités herculéennes, mais sur des gens qui psychologiquement sont bafoués et se demandent quel camp choisir.

Cette idée de psychologie est très présente, due notamment au personnage de Killgrave (brillamment interprété par David Tennant que je salue au passage pour sa remarquable prestation), qui grâce à son pouvoir machiavélique instaure un climat de malaise durant toute la saison 1. Alors oui, cette série est très sombre, et l’héroïne l’est tout autant. L’intrigue est facile à suivre, ce n’est pas cousu de fil blanc, certains flash-back aident à la compréhension de l’histoire. Les choses sont bien mises en place, et à chaque fin d’épisodes, de nouveaux indices apparaissent. Un régal.

Pour revenir au casting, Krysten Ritter remporte la palme de la femme la plus détestable de l’année; non plus sérieusement, elle joue naturellement et j’ai ressenti qu’elle était très impliquée dans son rôle. J’ai redécouvert cette actrice, et je n’en suis pas déçue. J’espère qu’elle continuera sur cette voie. Je n’ai pas besoin de revenir sur Tennant, il a été extra, voilà tout. Mike Colter (aperçu entre autre dans Men in Black 3, Zero dark Thirty, et Million dollar Baby) interprète Luke Cage de manière sobrediscrète, et naturelle. J’en attends beaucoup plus de lui. Je ne m’attarderai pas plus sur le reste du casting, tout le monde joue très bien (mention spéciale à Carrie-Ann Moss en avocate prête à tout pour réussir) !

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Mis à part tout ça, Jessica Jones est une série qui se laisse facilement regarder et qui plaira aux fans de super-héros, tels qu’ils soient. Personnellement, je ne connaissais absolument pas ce personnage dans l’univers Marvel, et je la trouve vraiment intéressante dans le sens où n’importe qui peut s’identifier à elle, car elle est très terre-à-terre, et assez simple. Elle mène une vie simple, si on regarde de plus près, même si sa vie de super-héroine la rattrape quelques fois. Cette femme, c’est une bouffée d’air frais, alors si vous n’avez pas encore commencé cette série, je vous invite grandement à le faire.

Et comme j’ai également coutume de le faire, j’attribue à cette série la note de 16,5/20.

Top 10 des films de super-héros que j’attends le plus !

Posséder un blog (je déteste ce terme) de cinéma, ce n’est pas seulement faire des critiques et des analyses, c’est tout simplement parler de cinéma à tort et à travers – si je puis dire – sans pour autant divaguer, m’voyez. J’ai décidé de changer la politique de ce blog (trois fois rien) en publiant un article un peu plus personnel, et je le ferai toujours à l’avenir. Pas de quoi casser trois pattes à un canard, mais c’est histoire de faire évoluer sadworldmadworld.

Donc comme je ne cesse de le répéter depuis le début; je suis une grande fan des super-héros. Que ce soit des bd, des films, des t-shirts, ou de simples babioles, je m’y intéresse à fond ! C’est pour cela que depuis un moment, je pensais à faire un article de ce genre, mais aussi pour tenir au courant les cinéphiles de l’actualité de nos sauveurs aux tenues moulantes.  Bon, vous êtes bien installés ? allons-y !


1. Batman v Superman : Dawn of Justice

Comme beaucoup le savent, j’ai toujours été de la team DC Comics, et évidemment le premier film qui se hisse au top de ce classement ne pouvait être que celui-là. La sortie française est prévue pour le 23 mars 2016 – de quoi nous faire encore languir un petit moment – et le trailer est sur le net depuis quelques mois maintenant. Des photos du tournage ont été dévoilées (notamment le costume de Batfleck, et de Gal Gadot, chanceuse interprète de Wonder-Woman), une fausse page d’un article a été consacré à Lex Luthor (interprété par l’énigmatique Jesse Eisenberg) etc.. Tous les ingrédients sont réunis pour faire patienter les spectateurs (dont moi), et les exciter un peu plus. Par ailleurs le film sera interdit aux moins de 13 ans aux USA pour cause de violence et de sensualité (information pêchée ici).. Et pour ceux qui n’auraient pas encore vus la bande-annonce, je vous conseille de cliquer  très rapidement ! Donc soyez présents dans les salles obscures le 23 !

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2. Captain America : Civil War 

 Prévu comme le plus gros succès de l’année 2016, Civil War sortira en France le 27 avril. Steve Rogers dit Captain America, et Tony Stark aka Iron man, seront ennemis et farouchement opposés dans ce nouvel opus, qui promet d’être très bon. Il y aura également la participation du jeune Tom Holland, puisqu’il fera ses premiers pas en tant que nouveau Spider-man. Chadwick Boseman (l’inoubliable James Brown de Get on Up) interprétera quant à lui Black Panther, et Paul Rudd réendossera le costume d’Ant-man. Tout un programme ! Voilà pourquoi j’attends autant ce film, et voici en exclusivité la bande-annonce pour ceux qui ne l’auraient pas encore vus, juste là !

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3. Les Gardiens de la Galaxie 2

Je continue sur ma lancée des films Marvel. J’avais adoré le premier volet de nos sympathiques anti-héros, et c’est pour cela que la suite se hisse à la troisième place de mon classement. Le film sort sur nos écrans le 26 avril 2017 (bien que la date pourrait changer, tout comme les autres films cités ci-dessus), et autant dire que pour le moment nous avons peu d’infos; hormis le fait que le film sera moins comique et plus émouvant, qu’un nouveau personnage fera son apparition. Rien de très croustillant en somme, mais l’attente se fait quand même longue.

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4. Deadpool

Celui-la risque de faire très très mal.. Prévu sur nos écrans le 10 février 2016 (normalement), Deadpool est une véritable bombe à retardement. Considéré comme l’archétype de l’anti-héros cinglant, antipathique, mais très cool, ce film sera certainement l’un des plus appréciés de l’année 2016. Je pense vraiment que Ryan Reynolds est fait pour ce rôle, mais surtout, il a enfin trouvé sa place chez les super-héros. Si vous n’avez pas encore vu le trailer, faites le vite !

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5. Wonder-Woman

Oui, je dis oui ! Bien que placé en cinquième position dans mon top, wonder-woman est LE film que j’attends le plus ! Normalement prévu pour juin 2017 (à mon grand désespoir), le film sera réalisé par Patty Jenkins (qui s’est fait connaître grâce au film Monster) et pour l’instant, seulement Gal Gadot et Chris Pine sont prévus au casting. Pourtant d’après les rumeurs, Sean Bean et Eva Green devraient faire partis de la distribution, affaire à suivre. Si vous voulez plus d’infos, cliquez juste ici.

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6. X-Men Apocalypse

Revenons un peu du côté de nos chers mutants. Le film n’a pas encore de bande-annonce à nous offrir, mais certaines photos du tournage ont été publiées. L’histoire (qui se concentre essentiellement autour du premier mutant, Apocalypse) promet d’être pas mal et intéressante tout comme les précédents volets. Ce prochain x-men est normalement prévu pour le 18 mai 2016, et entre nous, c’est le Marvel que j’attends le plus. Le trailer est mes chéris !

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7. Justice League

Comme je vous l’ai dit, je suis de la team DC Comics, j’étais donc obligée de vous parler de ce film. Normalement prévu pour novembre 2017, le film ne donne pas énormément d’informations pour l’instant, juste ce dont on pourrait se douter; Zack Snyder le réalisera, et Gadot, Cavill et Affleck seront de la partie, c’est tout. J’ai réussi à avoir quelques informations sur le synopsis et sur le potentiel futur méchant du film, c’est juste ici ! Mis à part ça désolée, je n’ai pas le pouvoir de vous en dire plus mes chéri(e)s, va falloir être patient(e)s !

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8. Suicide Squad

Je vais m’arrêter là pour les films DC (c’est étonnant, je sais), mais je me devais de vous parler de celui-la ! Ce n’est pas à proprement parler un film de « super-héros » puisque la bande de Suicide Squad rentrerait plus dans la catégorie « super-vilains ». Si vous avez vu le trailer, alors vous savez tout comme moi que ce film va être incroyablement fou, et génial. Le casting est top (du moins de ce que l’on peut voir dans la b.a), et je pense que l’intrigue collera à merveille avec la nouvelle tendance sombre instaurée par DC (enfin, ils ont compris comment cela devait fonctionné !). Bref, vivement sa sortie le 03 août 2016.

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9. Doctor Strange

Personnellement je ne me suis jamais vraiment intéressée à ce personnage, bien que connaissant son nom, il ne m’avait jamais intrigué. Mais vu que je suis une fan inconditionnelle des super-héros, j’ai décidé d’en savoir un peu plus. Donc si vous avez envie d’en savoir vous aussi un peu plus, internet sera votre ami. Le film est prévu normalement pour le 02 novembre 2016 (bien que sur Allociné il y ait écrit que sa date de sortie est le 26 octobre 2016.. je me tiendrais au courant et je modifierai ça). Ce que nous savons c’est que Scott Derrickson réalisera le film, Benedict Cumberbatch (vu dernièrement dans Imitation Game) a été choisi pour interpréter le fameux docteur, Tilda Swinton (inoubliable dans We need to talk about Kevin), Chiwetel Ejiofor (remarquable dans 12 years a Slave), et Rachel McAdams (vu dernièrement dans la saison 2 de True Detective et dans le film Southpaw), et Mad Mikkelsen (le terrifiant Hannibal Lecter de la série Hannibal) font partis également de la distribution. Je crois que ce film aura du succès, on s’éloignera un peu du super-héros typique, pour explorer un nouveau type de héros; en l’occurrence un sorcier.

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10. Les 4 fantastiques 2

Par pitié, ne me lynchez pas. Je ne suis pas non plus pressée que la suite arrive sur nos écrans (le 26 juillet 2017), mais j’estime que cette nouvelle franchise mérite une seconde chance. Je n’ai pas eu l’occasion malheureusement de faire une critique sur le reboot, mais je reviendrais certainement dessus dans un prochain article, bref. L’idée de départ du premier était très bonne, je crois que la Fox savait ce qu’elle faisait (mais à l’aveuglette), disons assez maladroitement. Ce n’est pas pour ça que la suite serait tout autant catastrophique. Par exemple lorsque le premier Captain America est sorti au cinéma, il n’a pas forcément marché. Cela a-t-il empêché les studios d’en faire un autre ? non. Le deux était nettement meilleur, comme quoi, tout peut arriver ! Si vous voulez en savoir plus, rendez-vous .

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 Voilà, mon top est fini ! Si vous souhaitez en savoir plus sur les prochains films de super-héros qui vont sortir, je vous conseille de vous rendre sur des sites tels qu’Allociné, Melty, Mcm, Première, ou encore Actuciné !